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Identitié régionale et patrimoine maritime immatériel. Cette intention photographique naît d’un constat : l’effacement progressif des activités halieutiques dans le paysage maritime cherbourgeois. Dans un contexte halieutique versatile, la précarité du métier de pêcheur n’a jamais été aussi présente. Inscrite. Et si demain, le métier devait disparaître ?
Originaire du Cotentin, Emmanuel Luce vit et travaille à Québec.
Formé à la géographie il y découvre une science multidisciplinaire, non restrictive. L’approche systémique y est enseignée comme une clef à la compréhension fine des espaces à l’étude.
Plus tard c’est avec l’océanographie qu’il explore les atouts de ce que l’on nomme en anthropologie l’observation participante. Cet « outil » d’étude consiste à vivre et partager le quotidien du sujet, dans ses activités et conversations. Cette approche permet d’apprivoiser le milieu, de connaître ses gens et d’apprécier au plus juste la réalité de leur quotidien. Ce temps d’immersion permet aussi de photographier mentalement, à titre d’entraînement.
En 2007, suite à l’exposition Gens d’Urok il décide de se consacrer pleinement à la photographie. Suivront Tombeurs de neige en 2008, Sans Mot Dire en 2010.
Chercher le beau. Associer esthétique et pertinence anthropologique. Renouer avec une photographie plus intuitive en s’affranchissant d’un académisme appris pour accrocher une esthétique innée. Renouveler son geste. À travers la recherche d’une photographie à l’écriture plus personnelle s’associe le souci de pratiquer une photographie engagée, proche des enjeux environnementaux et sociétaux d’aujourd’hui.











